Matériel équestre : trop, c’est trop ?

Depuis 4 ans, mon regard sur le matériel équestre et mon usage de celui-ci a énormément changé : en tant que propriétaire de chevaux, il y a de nombreuses questions qui ne m’avaient même jamais effleurées tant que j’étais cavalière de club.

Faire le tri
entre nécessaire & superflu

Si certaines remises en questions sont absolument nécessaires, notamment sur l’adaptation du matériel équestre à son cheval, d’autres choses choses me chiffonnent aujourd’hui : à chaque défaut du cavalier, il semble y avoir toujours une réponse matérielle, une innovation technique, de la part des marques équestres. C’est leur job, et je suis toujours intéressée par les innovations en matière d’équitation et de bien-être du cheval – mais peut-être est-ce à nous aussi, en tant que cavaliers et cavalières, de trouver le bon équilibre ?

La nécessité d’adapter le matériel équestre au cheval

Entre Simbad et Sinji, il n’a pas été très compliqué de réaliser qu’une selle “lambda” ne leur irait absolument jamais !

Je n’aurais jamais imaginé qu’une selle puisse être si complexe à trouver dès lors qu’on sort un peu des standards des selliers français ; mais ce sont je suis certaine pour l’avoir vécu, c’est qu’une selle inadaptée modifie complètement la locomotion du cheval, jusqu’à parfois le rendre rétif. Mieux vaut prendre le temps de bien choisir sa selle sur les conseils d’un·e saddle fitter ou d’un·e commercial·e de bonne marque, plutôt que d’acheter 10 selles, en revendre 9, perdre de l’argent, tout claquer en ostéo, et voler à chaque séance parce que Tornado en a plein le dos, justement.

Une selle que j’ai beaucoup aimé mais que j’ai dû revendre, trop étroite pour Simbad…

Après la selle, le choix de la sangle n’est pas non plus anodin : avec des passages de sangle pas toujours simples, c’est parfois un défi ! J’ai trouvé mon bonheur, mais j’en aurais aussi essayé quelques unes.

Ce sont également les tapis, à force de glisser, qui m’ont amené à choisir différentes formes selon les dos de mes chevaux. À chacun les siens… J’en ai désormais moins, mais de meilleure qualité. Comme à peu près tout, finalement.

Pardon pour l’instant délation mais la marque qui vend ses tapis en illustrant avec un poney qui a une selle sur le garrot, ça me donne moyen envie d’acheter désormais

Côté bridons, je ne suis pas encore au point. Je choisis généralement la simplicité, ce qui appuie le moins fort sans tourner pour autant. Le choix du mors est parfois aussi un challenge, car selon les bouches, les canons sont parfois trop fins ou trop gros – sans parler de la taille des anneaux qui influent aussi sur la taille du mors qu’on choisit. Les conseils de la dentiste sont précieux, à ce stade, et l’importance de bien régler les montants indéniable.

Tout ceci me parait être la base : un cheval qui a un matériel confortable est plus libre, sans gêne dans sa locomotion, et peut travailler sans blocage ni douleurs.

Simplicité ou poney-sapin-de-Noël ?

Un matériel adapté au cheval, d’accord. Selon ses besoins, le travail demandé aussi. Mais parfois, je m’interroge.

Les bridons actuels me posent toujours question : mais à quoi servent toutes ces lanières, nom d’un chien. Comment ça se boucle ? Il y a des bouts de cuir partout. Quel est l’action de cette muserolle ? La gourmette, le protège-gourmette, le mouton partout et tant et si bien qu’on ne voit même plus la tête de son cheval, tout ça pour aller faire une détente dans le bac à sable ?

Parfois quand je vois certaines photos de chevaux au travail, des chevaux de loisirs, je me demande combien de temps leurs cavaliers et cavalières passent de temps à les équiper. Tapis, selle, sangle, amortisseur, bridon, couvre-reins, bandes ou guêtres, cloches, bonnet, collier de chasse, enrênement…

Est-ce que tout ceci est adapté et absolument nécessaire ? Est-ce qu’on peut aussi profiter de temps en temps de la beauté de son cheval au naturel, sans liens ni contraintes ?

En même temps nous trop truc préféré, c’est d’être À POIL
Et ma vue préférée, c’est celle-ci…

Appelez-moi la hippie du poney, ça ne me dérange guère. Je ne suis pas anti-tout, bien au contraire. J’ai été convertie au bonnet, par exemple, pour les oreilles sensibles de Sinji. Les équipements ne me dérangent pas quand ils sont bien utilisés et nécessaires au bien-être physique du cheval.

Adapter le matériel équestre au cavalier et à la cavalière : bonus, ou superflu ?

On en arrive au matériel équestre à destination du cavalier ou de la cavalière… où là, je me pose plus de questions sur les nombreuses innovations qui me semblent parfois faire “béquille” pour palier aux défauts de l’humain.

Une selle aussi pour soi

Côté selle, difficile de ne pas la choisir adaptée à son cheval… mais aussi à soi ! Ma dernière selle a fini par m’user et me frustrer, à force de ne pas être capable de trouver ma position ; genoux décollés à 3 km, bassin en antéversion, tous mes défauts physiques sont accentués par un siège qui ne me convient pas. Avec un double défi cavalier-cheval, la selle est vraiment le matériel équestre sur lequel désormais je ne transigerai plus ! Et c’est un budget : parfois le coût de la selle dépasse le prix d’achat de notre Pompon de loisirs… ce qu’on imagine pas forcément avant d’adopter ledit Pompon. Mais comment travailler, et demander à son cheval de travailler correctement, quand on tangue là-haut, qu’on arrive pas à placer ses aides et qu’on passe son temps à envoyer des messages complètement incohérents à son cheval tant on a des difficultés à trouver sa place ?

Chers, très chers accessoires…

Pour le reste, il y a des choses qui m’étonnent. L’élément qui revient régulièrement est peut-être le cas de l’étrier. On trouve aujourd’hui de tout, avec des marques qui vendent des modèles très techniques – et très chers. Plancher large, grip ultra performant, avec amortisseurs ou articulés, asymétriques, œillet décalé ou tournant, léger ou lourd, multiples personnalisations possibles…

Avec l’étrier, vient l’étrivière, et à chaque discipline sa préférée. Classique, simple ou double épaisseur, à crochet ou à boucle, triangulaires (?), type fenders… là, vous m’avez déjà perdue, très honnêtement.

Je vois des enrênements improbables de temps à autre sur des vidéos : des machins à poulies, des cordes dans tous les sens, tel chose pour pousser le cheval, telle autre pour lui baisser le nez – ça me laisse un goût amer. Ne parlons pas des éperons, utilisés souvent à tort et à travers pour faire “avancer” les chevaux, à un niveau club…

Numérique pour tou·te·s (selon ta bourse)

Si on va un peu plus loin, étant absolument fan de gadgets et de numérique (légère déformation professionnelle que voulez-vous), je garde toujours un œil sur ce qu’il se fait. Mais si je trouve certains outils de suivi et d’analyse absolument passionnants notamment pour les pros, je me demande vraiment si le cavalier ou la cavalière de loisirs en a besoin au quotidien ? Analyser c’est bien, mais la première étape essentielle n’est-elle pas de ressentir ? De se faire confiance, aussi, de faire attention, d’être rigoureux et rigoureuse avec soi-même et dans le travail de son cheval ?

Un bon exemple de gadget que je n’ai jamais compris : Horsecom. Pour moi le silence est d’or. Je ne suis pas fermée, mais ça m’échappe

J’enregistre beaucoup mes km, j’aime avoir une trace de mes balades ; mais je m’y suis aussi beaucoup perdu en cherchant la moyenne, la vitesse, la performance au détriment de l’écoute de et la régularité.

J’ai bien essayé quelques applications pour suivre mes séances sur le plat, mais je me suis aperçue que l’expérience était pour moi négative : j’étais mois rigoureuse sur mes choix d’exercices, et j’avais de gros déséquilibres à une main. Je me reposais un peu dessus, semble-t-il.

De la neutralité à cheval ?

J’en viens (enfin) à mon interrogation du moment :

Ne devrait-on pas chercher d’abord la neutralité à cheval ?

Un minimum de matériel, sans aucun effet ni pour le cheval ni pour le cavalier / la cavalière, qui permette de faire le point et de faire face à ses propres lacunes ?
De trouver l’équilibre en partant du minimum, justement ?

Bien sûr que j’ai adoré les étriers à plancher large, incliné, ultra grip avec amortisseur. Un grand merci à ma sellerie de m’avoir offert l’opportunité de les essayer ! Je me suis sentie stable et à l’aise. Mais le problème à l’origine, c’est une mauvaise position dans ma selle, une jambe pas assez détendue, une assiette à travailler, des chevilles pas assez souples.

Or, au prix d’un étrier très technique, je peux avoir plusieurs séances de mise en selle avec un·e bon·ne prof qui ne va pas me lâcher, me guider pour réussir à améliorer ma position. Position qui va aussi m’aider dans la justesse de mes aides, et à améliorer le contact avec la bouche. Et ça, je vais pouvoir l’appliquer à mes deux chevaux, et à tous les autres. Sans avoir besoin de me trimballer avec mes propres étriers et étrivières à chaque fois que je change de monture.

Tenue complète quand on se prend au sérieux : un vrai petit poney de compèt’, ce Simbad, tout fier avec son matos de grand : notre future selle (alors en essai), un joli bonnet, un beau filet tout neuf et pour mes vieux genoux les étriers Flex-on – qui sont très agréables avouons-le
Sinji n’est pas en reste avec un bel ensemble tout neuf. On a le droit d’être simple mais canon !

Une bonne selle, un filet simple sans muserolle avec un mors simple à gros canons, un tapis correct, une bonne sangle, des étriers simples. Ou un sidepull ou un licol étho, d’ailleurs. Un matériel basique mais de grande qualité. Rien qui saucissonne son cheval, mais au-delà de ça, rien qui ne pallie à la mollesse de nos jambes ou à la sévérité de notre main. Et du boulot, du boulot, du boulot.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je suis totalement dans le cas de l’équitation de loisirs. Une piètre cavalière qui a des milliers de choses à apprendre. Qui a souvent erré, et s’est posé beaucoup de questions, qui a testé beaucoup de choses niveau matériel aussi. Et qui en revient, guidée par ses chevaux.

Si je suis convaincue que l’innovation au service du bien-être physique du cheval a un bel avenir devant elle, surtout au regard de certaines pratiques datées, je pense que tout n’est pas à jeter côté ancienne école – et qu’un peu de simplicité ne ferait pas de mal dans notre relation de travail avec ce magnifique animal qui lui, fait passer ses messages avec subtilité et discrétion. Reste à savoir les entendre, et les voir – et pour cela rien ne doit nous “boucher la vue”.

Je suis très perplexe au sujet du développement de “l’industrie” du cheval de loisirs, tant au niveau de l’enseignement que du matériel : on vend beaucoup de choses qui donnent l’impression qu’on peut avoir tout et tout de suite grâce à des “béquilles” pour pouvoir briller sur les réseaux ou sur les terrains de concours. Mais on travaille avec un animal. Et oui, le travail de nos bases demande de la rigueur, se fait en permanence, et est parfois ingrat et peu “visible” de l’extérieur.

C’est valable dans tous les sports – certaines conversations autour des chaussures de running ou du matos de trail me font parfois sourire, je l’avoue. Mais nous ? Nous “travaillons” avec du vivant.

Il est peut-être temps de cesser de gaver n’importe quel vendeur de (mauvais) matériel et de plutôt permettre aux vrai·e·s professionnel·le·s œuvrant pour une belle équitation d’en vivre réellement.

Choisissons nos professeur·e·s.

Prenons des cours.

Faisons des stages !

Et vous, quel est votre rapport au matériel ?
Avez-vous un accessoire qui vous avez changé la vie ?
Êtes-vous revenu aux fondamentaux ?
Racontez-moi tout en commentaire !

9 Comments

  1. Claire

    Tellement d accord !!!
    Je ne comprends pas ces cavaliers qui ont besoin d avoir 36 paires de protections , de cloches , de 25 filets avec à chaque fois des mors différents . Sans parler des enrennements , le pire à mes yeux …..
    Quand on trouve la bonne selle ( avec la bonne sangle ) et la bonne embouchure , pour moi on a tout , besoin de rien d autre . Et on ne change pas sous prétexte que l autre mors est plus beau ou que ça rendra mieux sur pompom .
    Attention ! Je ne dis pas qu on a jamais besoin d autre chose . Certains chevaux ont besoin de protection pour leurs membres , d autres ont besoin d un bonnet pour les moucherons , ou un enrennement de façon temporaire …..

    Dans le matériel , le plus dure à trouver est la selle , dans mon cas . Je rêverais d une selle de dressage monquartier avec des petits taquets et petits quartiers . J ai essayé des modèles qu sont de vrais fauteuils à mes yeux , ou plutôt à mon fessier devrais je dire . Sauf que poney n est pas du tout d accord . Aucune ne lui convient ….
    j ai donc une mixte de 15 ans d âge qui ne me gêne pas mais qui ne me vend pas du rêve non plus , mais qui va parfaitement à Loulou . Un jour peut être on trouve notre bonheur à tous les 2 .
    Il a son filet en cuir tt simple , avec son double brisures tt simple , sans muserolle , sans cloche , sans guêtre . Un jour j espère pouvoir le sortir en cordelette mais je ne suis pas sure d avoir suffisamment confiance en lui . Et en moi .

    • musards

      L’autre jour quelqu’un montrait sa sellerie sur Instagram, je ne sais plus qui, j’ai vu en zappant des trucs. Il y avait 30 mors pour 2 chevaux ! J’ai fait des yeux ronds. Ça me parait compliqué d’avoir une vraie stabilité dans le travail quand on change souvent d’embouchure (et là apparemment c’était le cas).

      Tu as déjà testé la cordelette ?

      Pour la selle, vu le gabarit, tu n’as jamais pensé aux Sommer justement ? En matière de dos court et poney un peu rond, ils s’y connaissent…
      J’ai testé la Diplomat DS, on en trouve pas mal en occasion en Allemagne. Bon moi elle ne m’allait pas, mais sinon, c’est une très belle selle !

  2. Bon je suis un peu à part vu que je suis tournée vers le matériel avec cheval et moi. Dans la pratique je n’ai pas d’amortisseur, pas de guetre ni enrennement. Par contre j’ai des étriers rid’up qui ont un prix mais qui pour mon genou sont indispensables. Et j’ai un motion d’équisense, justement pour confirmer mon ressenti de Cavalière sans coach.

    • musards

      J’ai cherché à un moment des étriers et j’avais vu les Rid’up. J’ai aussi un peu les genoux en vrac, et les chevilles. Mais finalement je me rends compte que ce n’est pas l’étrier qui fait une grosse différence – disons, pas suffisamment, dans mon cas.
      Equisense, tu t’en sers systématiquement ?

      Après on a tous nos “trucs” qu’on préfère, ce n’est pas tr_s grave – c’est l’accumulation qui me dérange… et la course à l’achat.

      • Je m’en sers régulièrement, sauf quand il est décharger ou que je l’oublie, j’aimerai voir a la longe ce que ça donne mais il me faut un nouveau surfaix pour ça (Sirène gras du bidou) .
        Je pensais pas non plus que l’étrier était important jusqu’à ce que je passe d’étriers basiques a des compositi reflex et la je me suis rendue compte que niveau douleurs articulaires ça faisait beaucoup.

        Après j’avoue que je ne comprend pas non plus l’accumulation compulsive, j’ai 5-6 tapis et au final j’en utilise 2 ….

  3. Je pense qu’il ne faut surtout pas devenir esclave du matériel. On peut aimer les belles choses, tant qu’on les utilisent dans le bon sens et pour la bonne cause. La selle c’est important de se fier à ce que nous dit le cheval avant tout je suis d’accord ! Après pour tout ce qui est “numérique” c’est propre à l’usage et à la perception de chacun. Personnellement, j’aime bien me faire des séances avec le Horsecom, peut être plus pour moi que pour mon cheval c’est possible! Mais je le vois beaucoup plus concentré quand j’ai le horsecom que sans. Curieusement l’équisence, je suis encore sceptique de son usage et de l’interprétation des données pour viser une “amélioration” dans mon travail autonome. Bref cela pose question. Le tout étant de rester des cavalières “responsables” !
    Très bon article cela dit !

  4. Je suis complètement d’accord !
    La simplicité en équitation concernant le matériel, je trouve ça mieux. Bien sûr, quand on est Kevin Staut on peut avoir besoin de cet enrênement particulier, mais je ne comprends pas du tout la tendance à avoir 20 tapis, 30 ensembles (j’exagère à peine…), des licols éthologiques qu’on utilise jamais, etc. C’est juste de la frime, dire “regarde tout ce que j’ai”. Je ne dis pas qu’il faut avoir un seul tapis, d’ailleurs en avoir au moins deux est bien pratique quand il pleut ou qu’un est tout sale. Mais le mieux est l’ennemi du bien, comme on dit. On cherche toujours la performance, des étriers en telle matière, tel tapis ultra innovant. Certaines idées sont bonnes, mais… en a-t-on vraiment besoin ?
    Je n’ai pas de cheval (-_-), mais quand j’en aurai un (si si ! XD) je n’aurai pas plein de matériel. Je le sais. Ça me perdrait plus qu’autre chose. Je préfèrerai avoir quelques ensembles assortis, du matériel de bonne qualité me convenant autant qu’à mon cheval (car le confort du cavalier est un minimum important). Et après travailler l’équitation, passer de bons moments dans la nature et sans musique (je ne comprends pas cette tendance à écouter de la musique quand on monte. On est censé être à l’écoute de son cheval, et pas perdu dans la musique, non ?)
    En tout cas, ton article est excellent. Il ouvre une perspective un peu oubliée en équitation, avec toutes ces vidéos de “présentation de mes 30 ensembles !”. Je soupire quand je vois ça.
    Bon, après je suis un peu minimaliste, et n’accorde pas beaucoup d’importance au nombre ! Je préfère avoir peu de visés, mais des choses que j’adore, et convenant à moi et mon cheval. Bien sûr, on peut prendre le confort en compte !
    Voilà, bisou 🙂

  5. Claire

    On m a déjà parlé des selles sommer . Mais impossible d en trouver dans mon coin ……
    Jamais essayé la cordelette non , juste le licol plat ou y’a poids du corps . Mais toujours en carrière , je n envisage même pas d essayer en extérieur

  6. Il y a différents types d’étrivières? Sérieux?
    Je te rejoins tellement, et j’adore la conclusion!
    Par contre je ne dirais pas qu’il faut un minimum de matériel qui n’a aucun effet, mais plus que ce minimum doit avoir un effet plutôt positif. Exemple typique de la selle qui doit apporter plus de confort au cavalier et au cheval que la monte à cru.

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