Le Paddock Paradise des Musards

Si la plupart des chevaux ont un habitat “classique” en pâture ou paddock, à la maison nos chevaux profitent d’un paddock paradise. Le terme est en vogue, mais c’est surtout un concept qu’on a totalement adopté pour le confort de vie de nos gros et le nôtre : d’un espace compliqué pour héberger deux chevaux, on est passé à un formidable terrain de jeu qu’ils semblent franchement apprécier ! Le premier objectif étant de les faire bouger plus, eux qui sont de vieux garçons trèèès tranquilles.

Encore une fois, c’est une solution qui nous va à nous, à notre terrain, et à nos chevaux ; comme d’habitude il n’y a pas de solution “miracle”, et le paddock paradise n’est pas LA réponse absolue, et ne suppose pas que les autres modes d’hébergements sont nuls ou obsolètes. Chacun peut y piocher ce qu’il veut.

Le paddock paradise des Musards en vidéo

Puisqu’un article aurait difficilement pu expliquer tout ça, je me suis lancée et j’ai décidé de vous expliquer pourquoi les musards sont fan du concept paddock paradise, et comment ça se passe chez nous… en vidéo. Et je demande humblement votre indulgence, l’exercice n’est pas facile !

Nous avons choisi de nous inspirer du paddock paradise pour créer l’hébergement des chevaux, tout en sachant que certaines choses seraient à revoir, que d’autres ne seraient pas adaptées, et qu’on devrait faire des concessions sur certains points. Jusqu’ici, on y trouve un certain équilibre.

Futurs aménagements de notre paddock paradise

Clôtures & pistes

À l’avenir, et comme je l’évoquais dans la vidéo ci-dessus, c’est la réfection des clôtures et la stabilisation des pistes qui sera le chantier le plus important. Le paddock paradise (ou PP pour les intimes) existe depuis 2 ans chez nous, mais nous avons pris le temps de voir comment il évoluait avec des piquets moches et des clôtures bof. Histoire de voir si les pistes convenaient, comment elles étaient malmenées l’hiver, quels étaient les points de passage, ceux à revoir… Après cela, j’aimerais passer au moins à des piquets en bois et à une clôture de meilleure qualité.

Ô la belle vie
Sans amour
Sans soucis
Sans problème.

Les pistes du bas sont celles qui nécessitent un chantier stabilisation, surtout côté rivière, devant l’abri et au niveau de la mangeoire. J’ai déjà récupéré de vieilles ardoises pour l’abri, et on verra comment tout ça vit cet automne ! Décaisser et ajouter du caillou serait probablement la meilleure option, mais on verra quand on y sera. Ajouter plusieurs aires de nourrissage serait un plus également.

Infrastructure & potager

D’autres projets plus ludiques s’annoncent aussi : la construction d’un toit au-dessus de la mangeoire principale pour abriter le foin, l’ajout de troncs et branches pour lever les papattes sur les pistes du bas, et continuer le potager. Un potager engraissé au crottin (bio & hyper local, pour le coup !)  que j’ai commencé il y a seulement 3 semaines, et qui montre déjà les premières pousses de plans de courgette ! J’en ai profité pour sauver des plans de fraisiers qui tentaient une invasion de la cour, tant qu’à faire. Les tomates elles, font les timides.

Potager dans le paddock paradise, double utilité des outils de jardinage !

Extension

Un dernier projet important serait l’extension de la piste sur encore une centaine de mètres, pour gagner un espace mixte herbe / verger aujourd’hui à l’abandon, ce qui nous permettrait d’avoir un peu plus de paddock et de de brancher la clôture sur secteur. Mais pour cela il faudra élaguer, dégager tout l’espace et trouver une solution pour drainer l’ancien bief. Une sacrée aventure encore.

L’objectif ? Les avoir à la maison toute l’année quand ils se feront vieux.

Tout cela demande beaucoup de temps, et dans l’aménagement et dans la gestion quotidienne… et soyons honnêtes, pas mal d’argent également ! Donc on aménage petit bout par petit bout, en faisant au mieux.

Vous avez des questions sur le paddock paradise ?

N’hésitez pas à nous les poser en commentaires, on se fera un plaisir d’y répondre !

En attendant, si le sujet vous intéresse, il y a bien entendu le livre de Jaime Jackson sur le sujet, traduit en français ; ainsi qu’un groupe Facebook assez actif en France.

Et côté arguments contre, car il y en a, je vous invite à lire l’article d’Equinessentiel !

4 Comments

  1. Il a l’air vraiment super ce PP. J’ai pourtant une question (enfin, deux ) :

    1) Tu dis que tes chevaux vont plus facilement se protéger sous les arbres.. Pourquoi ont-ils besoin du PP pour y aller ? Lorsque la forêt est à disposition, les chevaux vont aussi sous les arbres dès qu’ils en éprouvent le besoin, non ?

    2) Penses-tu changer régulièrement le parcours ou bien restera-t-il toujours comme tu l’as dessiné ? Comment gères-tu les parties qui ne sont pas exploitées par les chevaux du coup ?

    • musards

      Alors !

      1. Je ne dis pas du tout qu’ils ont besoin du PP pour y aller, mais que la partie boisée du PP est ce qu’ils préfèrent ! Évidemment s’ils avaient une forêt + 10 hectares de pré à dispo tout le temps, ils feraient probablement la même chose. Là ce que je trouve intéressant, c’est qu’on pense parfois que les chevaux doivent être dans des prés (plutôt plats et uniquement avec de l’herbe) alors qu’un habitat varié leur plaît autant, et qu’une forêt avec ses dénivelés, ses sols différents, ses arbres pour se gratter ou se protéger, est aussi bien – sinon encore mieux !

      2. Je ne pense pas changer de parcours non, mais le rallonger si je peux. Là ils utilisent quand même une belle surface au final, peut-être presque 1 hectare au final.
      Les parties qui ne sont pas exploitées par les chevaux, ça va assez vite… Un peu de pelouse, un peu de jungle, un peu de maison et un peu de chemins, et de la rivière… finalement, ils ont quand même la plus grande partie – et la meilleure ! ^^

  2. Merci pour ta réponse, Lucie. Je suis toujours très curieuse, surtout sur des sujets qui m’intéressent. 😉

    Bon, j’ai du mal écouter du coup pour le bois. Et oui, je suis entièrement d’accord avec toi : je pense aussi que pour les chevaux, il vaut mieux un terrain varié avec du dénivelé qu’un beau pré bien vert rectangulaire digne d’un terrain tout plat de golf. Chez moi, parfois, j’aimerais bien un peu moins de dénivelé ! Mais l’avantage, c’est que cela me fait les cuisses quand Volane est à l’autre bout du pré. 🙂
    Sinon, je pense qu’un jour, ce ne sera pas tes chevaux qui vivront chez toi, mais toi qui vivra chez tes chevaux… Ils ne peuvent pas être plus heureux. Bisous

    • musards

      Je me suis sûrement mal exprimée !
      En tout cas quand je parle de bois, pour moi c’est un vrai environnement de forêt / sous-bois, pas quelques arbres en bordure de pré ; là ça fait une véritable différence.
      Et c’est parfait pour soi, de bouger aussi pour aller chercher ses chevaux ! Avec le dénivelé qu’on a, ça fait les cuisses – encore plus quand on apporte les gamelles et le foin 😀

      Je vis déjà chez mes chevaux… souvent je les lâche dans le jardin, ils se débrouillent ^^

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