Alerte fashion : les tas de boue sont de sortie !

… ou comment s’habiller à cheval sans avoir l’air d’aller charrier des pelletés de crottins ? Surtout quand l’hiver nous attend en embuscade, la petite pluie à tribord et la grêle à bâbord ? Honnêtement je n’ai pas vraiment la solution à ce fashion problem agaçant au plus haut point, mais bon, on peut peut-être trouver des solutions ensemble… ou au moins, bien rigoler en admirant le meilleurs de nos tenues affreuses pour aller affronter l’extérieur, en toute saison !

Mode équestre vs balades à cheval, étape 1 : et la tête, alouette ?

Alors oui c’est bête mais commençons tout en haut par… le casque ! L’hiver, il est utile pour éviter de se tremper les cheveux, retenir nos mèches en pleine tempête ou en cas de branche qui décide de se suicider sur notre passage – oui, ça m’est déjà arrivé. L’été… l’été on le déteste, il tient chaud, il fait des marques, et on est obligé de se laver les cheveux deux fois plus que de coutume, surtout si vous avez des casques un peu anciens. MAIS comme il protège le peu de cerveau fonctionnel qu’il nous reste, ON LE MET. Et pour avoir envie de le mettre, mieux vaut investir dans un casque sympa, pas trop moche, qui ne nous donne pas le look d’une soucoupe volante, et qui soit agréable à porter – donc léger !

Sur les conseils de la chouette Sellerie Cheval & Equipement 22, j’ai opté pour un Casco Mistrall 2. Il est simple, hyper léger, aux normes européennes et allemandes, correspond à la forme de ma tête, et ne coûte pas un rein et demi (juste un demi). J’ai découvert le confort de la molette réglable, et quand on a envie de changer de coiffure c’est pas mal. Enfin soyons honnête : le truc vraiment cool c’est que grâce à elle, l’hiver, on peut se fourrer un bandeau en laine sous le casque pour protéger ses oreilles du vent glacial !

Bon par contre, vu que la visière est étudiée pour se détacher en cas de chute en plein sur le front, et bien il y a une ouverture… qui dit ouverture dans notre contrées pluvieuses… dit goutte à goutte sur le nez… Mais vaut la goutte au nez que la visière enfoncée dans le lobe frontal !

La visière permet quand même de faire des bisous, c’est l’essentiel non ?

Allô Doc Musards ? J’ai déchiré mon pull !

J’ai envie de dire que chez nous, on ne fait pas de balades sans casser un truc ou deux. Et habituellement, on revient avec des trous dans nos pantalons, nos pulls, ou nos vestes. C’est pour ça qu’il est très rare de me voir avec des hauts corrects à cheval… si c’est pour ruiner le joli pull qui va bien avec le pantalon dans le premier roncier venu, c’est un peu du gâchis ! J’admire vraiment les cavaliers et cavalières qui arrivent à garder leurs fringues propres ET entières. Nous on est visiblement des crassous.

Donc, on fait avec. Ce qui veut dire :

  • “Finir” ses pulls et t-shirts habituels, mais à cheval. Ce qui ne veut pas dire porter des trucs tout tâchés ou déchirés – ça nous arrive de croiser du monde, quand même…
  • Opter pour des matières qui n’accrochent pas, surtout pour les vestes. Le Softshell est notre ami, par exemple. On peut aussi rajouter un veste sans manche sur son joli blouson, en plus ça tient chaud l’hiver (c’est mon combo préféré) mais soyons honnêtes : les branches & les trucs qui piquent visent soit nos bras, soit nos têtes…
  • Retourner en enfance et se faire une provision décussons thermocollants ! Et comme je suis sympa, voilà un site avec plein d’écussons d’animaux, pour être le plus beau ou la plus belle à poney. Sans déconner, moi je prends le T-Rex direct.
  • Arrêter d’acheter 15 000 pulls, vestes, blousons et autres, pour avoir UN truc de qualité. Bon, pour les pulls et t-shirt, un accident est vite arrivé, mais pour les vestes… À force de collectionner les manteaux qui claquent au bout d’une saison, mon prochain achat sera une belle veste chaude et résistante pour l’hiver. Je vais mettre de côté et cesser d’acheter du jetable… ce n’est bon ni pour mon portefeuille, ni pour la planète.
  • Opter éventuellement pour les t-shirts et pulls techniques, c’est souvent assez résistant, surtout si c’est fait pour des sports comme le ski ou l’escalade. Là encore, une marque reconnue pour sa qualité, c’est mieux !
Les tâches noires derrière l’écriture sont réelles ; celle en bas à gauche, c’est du made by Sinji. CQFD.

On peut avoir un pantalon d’équitation correct, quand même ?

Mille fois oui ! Le pantalon d’équitation c’est quand même un incontournable. Monter en jean c’est rigolo deux minutes pour une photo mais sans plus. J’ai eu plein de pantalons d’équitation à “pas trop cher” (c’est relatif, en général, ça coûte quand même un peu de sous même en début de gamme), et ils ont tous fini invariablement en bouloches, fils qui s’effilochent, détricotés des poches.

Pas de secret pour un pantalon d’équitation, que ce soit pour homme comme pour femme : il faut essayer ! Et pour ça, la sellerie est votre amie… Les coupes diffèrent énormément selon les marques, et nul n’est fichu pareil ; à partir de là donner un conseil général me parait utopique. Par contre, pensez bien à ce dont vous avez besoin !

Je sais que cet hier, j’ai fait un test en achetant à pas cher (j’avais un bon de réduction) un pantalon doublé polaire “pour voir”. Je ne suis pas vraiment frileuse. Mais maintenant que j’ai goûté au confort, je sais qu’après une bonne saucée, quand le vent se met à souffler en prime, je suis bien contente l’hiver d’avoir les pattes au sec ! Donc la saison prochaine, je me mettrai en quête d’un pantalon d’équitation 1/ coupé à ma taille (dieu du prêt-à-porter viens à mon aide) 2/ imperméable (ou au moins, déperlant) 3/ doublé polaire.

Pour l’été, même si c’est plus fragile, j’aime beaucoup les leggings d’équitation : c’est très léger, ce n’est pas trop coûteux, et il n’y a pas milles balzanes partout pour nous scotcher dans une mauvaise position. Mon préféré vient de chez Aztec Diamond Equestrian, il entame sa 2ème année – jusqu’ici, rien à signaler !

Et la couleur n’est pas moche non plus ! (enfin, moi j’aime)

Bottes d’équitation ? Bottines ? Tongs ?

Vous vous doutez que je ne vais pas vous conseiller de monter en tongs – ni même d’aller nourrir ou juste passer voir vos chevaux. Simbad m’a déjà lâché mollement un sabot sur un pied alors que j’étais en petites tennis de toile, j’ai sauté comme un kangourou unijambiste en hurlant pendant 3 minutes – alors imaginez en tongs ! Et si le cheval est ferré ! Je ne veux pas voir ça. Si ça vous arrive, ne me montrez rien.

Bref. Tout ça c’est assez personnel, le choix des bottes, ou bottines… Et c’est peut-être aussi, là encore, une question de budget. Pour ma part j’ai deux paires de bottines, une fourrée pour l’hiver, et une simple pour l’été ; et une paire de chaps qui vont avec. C’est mon combo préféré – sachant qu’une prime j’ai une paire de chaussures de rando, brunes aussi, qui vont avec. Lors de notre trek à cheval en Catalogne, j’étais bien contente de les avoir, ça m’a permis de crapahuter sans souci dans la montagne et sur les falaises.

Et hop, le pied sûr ! Le vertige, quel vertige ?

Si je dois remplacer ma paire de chaps ou ma paire de boots, disons que j’ai moins mal au cœur… alors qu’une belle paire de bottes, ça me rendrait triste de l’abîmer. Et puis des bottes classiques en extérieur… c’est un peu dommage, très peu pratique, et franchement intenable si on fait de la longue balade.

Par contre cet hiver j’ai opté pour une paire de bottes en cuir imperméable et bien chaudes : les River boots de Dublin. Et j’adore ! Elles ont survécu à quelques entrées de champs dans la boue, à toutes mes sorties hivernales qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il grêle ou que je me retrouve à marcher dans la gadoue… et même au sable trempé de la carrière. J’ai eu de la chance de les trouver alors qu’elles étaient en soldes en plus. Bon, c’est sûr, la botte hivernale ce n’est pas ultra élégant par rapport à la classique, le bout est épais et rond pour garder nos orteils au chaud, le cuir est bien épais aussi… mais elles gardent vraiment bien au chaud. J’en avais essayé des synthétiques, pas convaincue, mais celles-ci je les adore ! Bon… n’oubliez pas de les entretenir de temps en temps quand même, souvenez-vous.

Les bottes qui résistent à tout, même au sable trempé et au vilain temps de janvier !

N’oubliez pas aussi qu’il y a des semelles miracles, été comme hiver ! Sans parler du choix de chaussettes.

Mais et la mode équestre type rando, alors ?

Alors perso, c’est non. Désolée, mais voir le même chapeau ramollo en cuir sans protection de tête, la vieille chemise à carreaux tout droit sortie des années 60, l’imper en coton huilé qui sent le chien mouillé, les couleurs “chasse pêche et tradition”, c’est complètement péremptoire, mais niet, camarade, sans moi ! Si vous voulez me faire fuir fissa il suffit d’agiter la section “randonnée” de chez Kramer pour que je parte en courant (je ne vous mets pas le lien, j’ai trop peur de faire une éruption cutanée).

Et puis je ne vois pas en quoi avoir un pantalon large et un imper qui fait frrrrt frrrrt à chaque fois qu’on bouge un petit doigt c’est agréable quand on va se balader, ça m’agace les oreilles.

Mais ! Chacun fait bien ce qu’il veut, et c’est ça qui est chouette.

Et à vrai dire, ce qui est encore mieux, c’est qu’à part les trucs qui agacent les oreilles, le cheval, il s’en fiche un peu de ce que vous portez ; il vous aime quand même.

… enfin, il essaye.

À votre tour : si vous avez des astuces de cavaliers et cavalières d’extérieur pour vous habiller correctement sans ruiner vos fringues à chaque sortie, partagez, ça m’intéresse !

2 Comments

  1. Oh mais j’ADOOOOORE ton T-Shirt sur la photo !!! Il va falloir que tu nous mettes un lien !
    Et sinon, j’ai à peu près une tonne de T-shirts “pour le cheval” c’est à dire plus ou moins usé, taché-qui-part-pas ou ramollo de la fibre. M’en fous, je commence toutes mes visites à Early par ramasser les crottins, alors je vais pas y aller habillée comme pour un mariage.

    (et même, souvent, je mets plusieurs fois le même pantalon (forcément sale, du coup) d’affilée)(mais chut, faut pas le dire)

    • musards

      Honnêtement je ne sais plus du tout où je les ai acheté ! C’était sur un site généraliste de t-shirts, aux US il me semble. Mais aucune trace ^^
      J’ai déjà été nourrir les chevaux en talons hauts, qu’est-ce qu’on a l’air con :’) Et de toute façon même un t-shirt propre est ruiné en un seul coup de nez, la grande spécialité de Sinji…
      Ah oui par contre les pantalons je les mets plusieurs fois aussi, si c’est de la terre séchée ça se brosse :’D

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