Cheval de loisirs, cheval touche-à-tout !

Depuis que Simbad et Sinji sont rentrés à la maison, on s’est concentré sur le bien-être du cheval… et c’est tout ! Pas de grandes performances, pas de folies, pas d’objectifs pour cet été. Mon seul objectif était de stabiliser le poids de Simbad, lui faire reprendre du muscle, et de gérer Sinji au mieux avec ses boiteries dues à l’arthrose, après le diagnostic du printemps. Cet été ils ont donc eu la parfaite vie du cheval de loisirs… des chevaux qui glandouillent, sortent, se baladent, oui, mais aussi… qui pratiquent ou découvrent différentes disciplines. Le fameux cheval touche-à-tout, compagnon polyvalent toujours prêt pour de nouvelles aventures !

6 mois de “boulot” en vidéo

Depuis que Simbad est tout requinqué et qu’on sait enfin de quoi souffre Sinji, on a pu prendre les choses avec un peu plus de de philosophie. Non que ce soit simple, il y a des jours sans, mais on sait comment soulager, on sait pourquoi on verra plutôt demain, on sait décrypter les signes de mauvaise humeur ou de douleur. Et étrangement, cela nous a permis de profiter encore davantage de nos compagnons.

J’ai effleuré le travail à pied avec Sinji, qui a l’air très réceptif ; ce sera un des objectifs de l’hiver, je pense. J’aimerais aussi m’y mettre avec Simbad, car cette relation à pied entre cheval et humain nous manquent beaucoup au quotidien.
J’ai commencé les longues rênes avec Simbad, qui en a visiblement fait à son débourrage mais qui 7 ans après s’en souvient parfaitement et s’en sort comme un chef !
On s’est fait plaisir lors d’un très chouette stage equifeel / Xtreme Race et cross, avec les deux copains dans le camion, gentils et parfaits tout au long de cette journée – que je ne vous ai toujours pas raconté en plus. Un truc en plus dans ma to-do list.
On a un peu exploré, même si on connait les chemins d’ici par cœur. Un peu baladé – moins que d’autres mois, mais quand même. Bien dans ses pieds, Simbad passe désormais partout !
On a sauté un peu avec deux petits obstacles que je me suis installée à la maison, et puis on a utilisé la plage comme carrière. Quelques fois.
Et puis quelques balades à pieds, avec Simbad, avec Sinji, avec les deux…
Zéro prise de tête, en fait.

Cheval de loisirs, cheval et plaisir

Cette polyvalence, je n’en rêvais même pas quand on a acheté nos chevaux. C’était des copains équins pour aller se balader, point. Et pour les admirer au pré. Leur faire des câlins – quand ils veulent bien. Les gaver de foin, galérer avec le ramassage des crottins. Avoir un abonnement auprès de l’ostéo, de la dentiste, de la véto. C’était déjà pas mal (pour mon portefeuille).

Bouboule et Bouboule, tout à leur activité favorite

Depuis qu’on sait comment gérer au mieux leur arthrose, on a des chevaux en pleine forme, et partants pour tout. Chacun avec ses limites, physiques et mentales, mais vraiment ce sont des supers copains. Simbad qui ne refuse jamais un obstacle (sauf s’il est fait de pneus, d’accord). Sinji qui adore se balader en liberté avec ses humains, et ne demande qu’à communiquer. Simbad qui est tellement fier de savoir galoper maintenant qu’il ne veut plus allonger le trot (oui, ça, va falloir le bosser cet hiver…). Sinji qui apprécie de plus en plus de se balader tant qu’on va à son rythme, pour ne pas fatiguer son antérieur. Et qui une fois sur deux, ne boite plus du tout après une balade. Des petites victoires qui donnent envie de continuer, de se bouger, et de tester d’autres choses.

Avec Sinji, j’aimerais faire plus de travail à pied : malgré son physique de demi-trait et le trot interdit, ce cheval a une véritable bonne énergie, un bon respect de la bulle et est volontaire. Ne reste qu’à gérer sa grande sensibilité et sa peur de mal faire.

Des débuts très hésitants, mais Sinji est toujours à l’écoute !

Avec Simbad, j’aimerais profiter de sa belle forme pour enfin monter à cheval correctement, sur le plat, et peut-être me faire plaisir en obstacle. Tenter du travail à pied, parce que c’est un vrai clown quand il le veut, mais qu’il refuse par contre de mettre une once d’énergie dans son rapport à l’humain à pied – essayez de le repousser quand il veut un truc, vous comprendrez ce que veut dire “les 4 sabots plantés dans le sol”. J’adorerais repartir avec lui sur un petit cross (si possible quand il n’est pas obèse et avec une selle qui glisse en avant, parce que mes cascades lors du stage n’étaient pas tout à fait à notre honneur…). Et puis faire des stages, d’un peu tout, car il est vraiment en demande de nouveauté.

Après plus de 3 ans avec ces deux copains, je commence vraiment à en profiter sans pression, sans prise de tête, et avec nettement moins de frustration qu’avant. Et comme à chaque fois, puisque c’est toujours la faute du cavalier, cette évolution est sûrement aussi à mettre à mon actif : les multiples galères mais aussi toutes les petites victoires que nous avons accumulé ces derniers moins m’ont fait beaucoup relativiser.

Je braille encore. Je braille toujours ! Mais je rigole plus souvent, et beaucoup plus fort.

Là par exemple, j’ai hurlé de rire pendant un bon moment.

Et vous, que font vos chevaux de loisirs ?

 

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  1. Pingback: Une journée de stage , première partie : equifeel & Xtreme Race » Les Musards

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