Chevaux à la maison, du boulot et du bonheur

Ah les chevaux à la maison… ouvrir les fenêtres, et leur dire bonjour le matin, bonne nuit le soir ; les regarder brouter et trouver que c’est l’occupation la plus apaisante du monde. Avoir ses chevaux chez soi, c’est avoir une relation totalement différente, faite de complicité et plein de moments “cheval” où nous ne sommes pas des cavaliers, et où ils ne sont pas nos montures… juste des amis, des membres de la famille. Avoir ses chevaux à la maison c’est du bonheur… et du boulot, aussi !

Cela fait 3 ans que les miens vivent la plupart du temps chez moi, et parfois en pension ; j’avais envie de partager ce qui fait mon quotidien quand ils sont chez moi. Entre petites joies et organisation militaire !

Chevaux à la maison : du boulot !

Espace & pâture

Certain-e-s ont peut-être de belles pâtures pour leurs chevaux à la maison, où ils peuvent faire plusieurs parcelles, une rotation ; et changer selon les saisons. J’en connais même qui ont assez d’espace pour faire leur propre foin ! C’est assez génial comme situation. Malheureusement ce n’est pas mon cas : si la terre est riche et l’herbe très appétissante (et un peu trop nourrissante, aussi…), je n’ai que très peu de de pâture à leur disposition. De l’espace oui, mais peu d’herbe. Et certainement pas assez pour faire mon propre fourrage.

Au départ, n’ayant aucune connaissance dans la rotation et la gestion des herbages, et ne sachant pas comment le terrain allait réagir avec un cheval, puis deux chevaux dessus, ce fut assez chaotique… comment tenir toute l’année sur un terrain vaste, mais où l’herbe ne suffit pas ? Le premier hiver a transformé le paddock principal en champ de boue… puis le second. J’avais ruiné mes terrains, malgré le foin à volonté… Le passage du tracteur avec les rounds n’aidaient en rien, et le round sous l’abri… s’est transformé en zone malodorante et infestée.

Avec le temps, j’ai appris à gérer l’espace que j’ai à ma disposition, en découvrant LE concept parfaitement adapté et à mon terrain, et à mes chevaux arthrosés qui ont besoin de bouger : le paddock paradise. Si je n’en ai pas tous les éléments, je m’en suis largement inspirée pour créer un espace où Simbad et Sinji peuvent circuler le plus librement possible.

Ils ont désormais près de 500 m de couloirs, en terrain varié : autour d’un paddock plat, où il y a l’abri, une rivière à traverser, la moitié en sous-bois, le reste autour du second paddock… et c’est désormais leur habitat principal. Les paddocks servent à leur faire plaisir avec un peu d’herbe, une heure par ci par là, quand elle n’est pas trop riche et qu’ils ne sont pas trop gras ; autant dire qu’en ce moment, ils en sont privés. Leur alimentation principale, c’est le foin, qui leur permet de se maintenir en bel état sans risquer la fourbure.

4 à 5 repas par jour

Puisqu’il est impensable qu’un cheval ne puisse rien grignoter pendant plusieurs heures, j’ai découpé la journée en plusieurs repas ; un rendez-vous que je n’ai pas intérêt à manquer, sinon j’entends vite chanter sous mes fenêtres. Et si je tarde trop, ce sont mes clôtures qui en prendront pour leur grade…

L’amour.

La journée commence donc vers 8h, avec le petit déjeuner de ces messieurs. En général, 2 plis de foin pendant que j’émerge et prends le petit dej à mon tour. Puis, je leur apporte leurs gamelles préférées… avec des compléments en fonction de leurs besoins et de la saison. En ce moment, ce sont deux poignées d’orge pour faire passer une louchette de levure de bière, un CMV et du gingembre frais que je leur coupe amoureusement le matin. Le gingembre, ça fait du bien à la flore intestinale (c’est un vermifuge naturel, parait-il) et aux articulations. Et ils adorent.

Le midi et pour l’apéro, ils ont à nouveau un petit pli de foin ; ça les occupe avant et après la sieste. Puis le soir, on disperse une botte de foin dans la forêt, pour qu’ils aient de quoi manger et s’occuper la nuit, et évitent de brailler à 5h du matin.L’eau, c’est le ruisseau qui la fournit dans la plupart des couloirs, sauf en bas, où je dois remplir le bac deux à trois fois par jour, ça dépend de la chaleur. C’est qu’un cheval au foin, ça boit beaucoup !

Le reste du temps, ils grignotent un brin d’herbe, des feuilles, fouinent en quête des brins de foin qui leur ont échappé ; ils n’ont jamais l’estomac vide, et toujours de quoi s’occuper.

“Bah non on a pas besoin de toi là, ça va”

Moi aussi, du coup : entre les repas, l’eau, et les petits imprévus, je passe bien 1h par jour à m’occuper d’eux. Heureusement, travaillant de chez moi, je n’ai pas de temps de trajet qui m’empêche d’aller les voir autant que je le souhaite, sinon c’est une organisation que je n’aurais jamais pu mettre en place.

Je ne parle même pas de la gestion des crottins, ça me déprime.

Et c’est moins cher ?

À vrai dire, tout dépend de l’organisation que l’on a, des soins, de l’alimentation que l’on donne, de la morphologie de ces chevaux… et du prix de la pension ! Simbad et Sinji sont rustiques, et n’ont que peu de soucis de santé, à part Simbad qui a besoin d’un suivi régulier, de bonnes couvertures dès que l’humidité arrive. Avec leur arthrose, ils ont besoin de bouger un maximum, donc qu’ils soient chez moi ou en pension, ils sont dehors. Jamais dans un petit paddock, jamais au box ; ce serait une très mauvaise idée pour leur santé, et ce n’est pas du tout ma conception de la vie d’un cheval.

Est-ce moins cher ? A priori, oui. Pour moi, c’est à peu près deux fois moins cher que de les avoir en pension, si je ne compte que le foin. Cela dit, j’ajoute à ça les réparations de clôtures (surtout dans le bois, où les branches ne sont pas les dernières pour m’abîmer les fils), ainsi que les compléments.

Avoir les chevaux à la maison est aussi être plus seule, et bien moins encadrée. Si ça ne me dérange pas quelques temps, j’aime beaucoup la possibilité d’échanger et d’être guidée dans mon équitation de manière régulière ; et puis ça motive !

Ouh la la, ils ont l’air très malheureux les poneys ici !

Chevaux à la maison : du bonheur…

Une relation privilégiée

Aller dire bonjour à ses chevaux le matin, les nourrir, les suivre – être suivie… connaître leurs horaires de repos, leurs endroits préférés dans la forêt, écouter leur souffle ou le bruit de leurs mandibules en pleine activité de mastication, les voir autant de fois qu’on le souhaite dans la journée, les avoir dans les pattes quand je refais un bout de clôture, voir leurs têtes en travers et leurs regards de mignons quand j’arrive avec la brouette pleine de foin, me poser avec eux quand ils font la sieste… tout ça vaut bien tout le temps que je leur consacre. Et les tracas, aussi.

Car ne pas voir ses chevaux à l’endroit habituel, c’est toujours… prendre une grande inspiration, appeler, arpenter tranquillement les couloirs en essayant de ne pas imaginer le pire… et les retrouver complètement endormis, comme ce matin, à l’autre bout du couloir. Ouf.

Ah bon sang ! T’étais là !

Mais avant tout, c’est quelque chose de difficile à décrire et à partager : le fait de les avoir avec nous les remet à leur place, celles des bestioles de la famille. Nous faisons partie du même groupe, presque du même “troupeau”, et ils le reconnaissent, connaissent leur rôle, le nôtre, et les relations sont apaisées et enrichissantes. Ce lien de confiance est indéniable, et bien plus fort que lorsqu’ils sont en pension évidemment. Rien ne peut remplacer cela. Bien sûr, ils nous reconnaissent et apprécient aussi notre présence en pension ; mais le lien est plus ténu, les moments partagés plus rares. Ce n’est pas la même chose. C’est différent.

Et des moments uniques

À des degrés divers, Simbad et Sinji agissent très différemment lorsqu’ils sont à la maison. Simbad est beaucoup plus indépendant, et n’hésite pas à me dire zut. Ce qu’il fait déjà très largement d’habitude, mais au lieu de se renfrogner, il est plus expansif – à sa manière. Sinji lui devient le meilleur copain des vacances, celui avec qui on a envie de passer le plus clair de son temps : sa confiance en nous explose, et il nous suivrait au bout du monde. Ici, on part se balader en liberté ; il n’y a bien que l’appel d’une touffe d’herbe plus juteuse qui puisse le distraire, sinon, il est totalement connecté à nous. J’aime aller me balader dehors avec lui, l’entendre me suivre, venir souffler dans mon cou, ou me courir après quand je décide de trotter devant. Lui si inquiet ne l’est plus du tout à la maison.

Mon prince des bois… (le roi, c’est Simbad)

La maison, c’est le royaume de mes chevaux. Et le mien, doublement.

Lorsqu’on rentre de balade, je les lâche toujours ; ils vont décimer mon tas de foin, ou grignoter l’herbe du jardin selon leur inspiration. Lorsqu’ils sont revenus à la maison en juillet, la première chose que Simbad a faite en rentrant de notre première balade, c’est de partir tranquillement en traversant le pont au-dessus de la rivière. Les chevaux ont très bonne mémoire ; et ce poney connait parfaitement chaque recoin de notre domaine. Il connait une partie de la maison à l’intérieur, d’ailleurs…

Lorsqu’ils ne sont pas chez nous, à chaque fois qu’on passe à côté de la maison, il se redresse, regarde, m’entraîne vers les pâtures ou la porte ; il hennit, souvent. Je ne saurais dire si ça lui manque, mais ça lui rappelle quelque chose de visiblement positif, un endroit qu’il apprécie. Il l’a toujours fait, même lorsqu’il n’était en pension qu’à 200 mètres de la maison. C’est chez lui, et il l’a toujours montré. À chaque fois, ça me fait quelque chose.

Alors quand on rentre de balade et que je les vois tous les deux dans le jardin, à visiter tranquillement, surveillés par les chats, et débroussailler mes plates-bandes, je me sens bien ; je voudrais rester là avec eux, dormir sur le large dos de Sinji et qu’ils m’emmènent avec eux dans leurs pérégrinations nocturnes.

Les chevaux à la maison, ça veut dire faire une croix sur les vacances, et sur les grasses matinées, même quand on a fait la fête la veille ; quand il pleut, qu’il fait froid ou que la nuit tombe à 17h, c’est rarement une partie de plaisir d’aller patauger dans la boue, et gérer les couvertures à la lampe frontale. Mais eux sont ma bouffée d’air frais, mon plaisir de tous les jours, ce qui me fait respirer plus calmement, m’apaise, me booste, me fait réfléchir différemment.

Un équilibre à trouver

Aujourd’hui, je ne peux pas garder Simbad et Sinji confortablement à la maison toute l’année. Cette année, j’ai donc tenté un compromis : 6 mois en pension l’hiver, 6 mois chez moi l’été. En pension, je sais qu’ils seront choyés, entourés, protégés, surveillés ; je n’ai aucun doute et je les laisse en toute confiance. En prime, ces 6 mois me permettent de bosser en étant guidée, notamment avec Simbad le ronchon, et Sinji en travail à pied.

L’été, c’est à la maison, où ils peuvent profiter de beaux chemins de balade, de la plage, de la forêt pour s’abriter plus facilement des vils insectes, et crapahuter dans terrain varié ce qui est excellent pour leurs pieds, leur transit et leur moral.

Et puis on peut aller rapidement à la plage de jour…

… et de nuit !

C’est une concession à faire, mais elle a aussi beaucoup d’avantages, alors je croise les doigts pour que ça leur convienne également ; mais jusqu’ici, ils n’avaient pas l’air malheureux de cet arrangement. Un jour peut-être, pour leur retraite complète, pourrais-je m’en occuper à 100% toute l’année ; qui sait. En attendant, les voir heureux et en pension et chez moi, me fait respirer un peu mieux. Et profiter de tous ces moments privilégiés…

Et vous, vos chevaux, où vivent-ils ?

6 Comments

  1. Brigitte

    Coucou,
    Très chouette témoignage ! Tes chevaux sont sans doute très heureux, et en tout cas, tu fais tout pour. Et cela fait vraiment plaisir à lire. Un vrai amour, pas de celui fabriqué et pollué par tout ce qui nous entoure… Pour certains, aimer son cheval, c’est lui acheter une belle couverture, un filet qui a coûté un bras, etc. Mais le cheval vit au box car il ne sait plus ce que c’est que de vivre en extérieur (“Quand je le mets en paddock, il attend à la porte car il est pressé de rentrer, c’est bien la preuve qu’il n’aime pas être dehors ” : j’ai vraiment entendu ce genre de réflexion… sans commentaire.)

    Bref, pour en venir à mon K, Volane (hé oui, c’est bien elle ! 🙂 ), vit en pension toute l’année. Ceci pour plusieurs raisons :

    1) Je ne me sens pas assez calée pour détecter un éventuel problème de santé, et j’aurais trop peur de passer à côté de quelque chose de grave.

    2)Pour moi, un cheval n’est absolument pas fait pour vivre seul. Et je n’ai ni les moyens, ni l’envie d’avoir plusieurs équidés. Et la chèvre ou la poule qui tient compagnie au cheval…. je n’y crois pas trop. Enfin, pour moi, ce n’est absolument pas suffisant. Donc, Volane vit en troupeau (ils sont 13 en ce moment). Des chevaux de différentes races, de caractère bien différents… Volane semble se plaire avec ses congénères. Pour moi, on dispose déjà de tout ce qu’ils nous apportent, alors, autant essayer de leur donner un minimum d’éléments dont ils ont besoin selon leur nature.

    3) Volane vit dans un pré de …. je ne sais combien d’ha ! En fait, elle change de temps à autre d’endroits, mais toujours dans des prés immenses, avec coins arborés, ruisseau (-x), creux et monticules divers (merci le relief de la Corrèze!).

    4)Comme tu le décris si bien, avoir un cheval chez soi, c’est se priver de vacances, week-ends, etc. Pour des raisons que je n’étalerai pas ici, j’ai besoin de liberté, de pouvoir un jour me dire : aujourd’hui, je vais vadrouiller ici ou là. J’ai soif de liberté. Liberté que je ne pourrais pas avoir avec un cheval chez moi.

    5) Autant j’aime bien me retrouver seule avec Volane (un jour que je la faisais brouter proche de son pré, une amie vient vers moi et me demande ce que j’attends… Heu, rien, merci. Je suis juste avec Volane), autant j’aime rencontrer des gens qui partagent ma passion (même si elle ne se concrétise pas de la même façon que moi). J’ai besoin d’échanger, de voir d’autres chevaux,etc. Chez moi, je suis à peu près certaine que je me renfermerais sur moi-même, et ça, NON !

    Ai-je fait le tour des arguments que je peux donner pour expliquer pourquoi j’ai fait le choix de mettre Volane en pension ? Je ne sais pas. Il est vrai que je ne connais pas les moments de bonheur que doit connaître un ou une propriétaire qui se lève le matin en voyant son ou ses chevaux par le fenêtre. Je ne connais pas ce bonheur-là. C’est vrai. Mais après tout, chaque choix a ses avantages et ses inconvénients.

    Bon, j’arrête-là. Un peu bavarde je crois quand il s’agit de parler de Volane.
    Et au plaisir de lire de nouveaux articles sur ton blog.
    Bri-gitte.

    • musards

      Oh, mon article n’est aucunement un jugement envers les propriétaires qui mettent leurs chevaux en pension ! Juste une explication de ce que je vis, ce que j’aime, ce qui est plus pénible… quand ils sont chez moi. Je comprends tout à fait le besoin de liberté, et de séparer les choses.
      Mes chevaux m’ont sauvé maintes fois, notamment à une période où le simple fait de respirer était devenu compliqué. Mon temps, je l’ai sacrifié pour eux – mon argent aussi, doublement. Mais c’est un sacrifice qui n’en est pas vraiment un, car sans eux, je ne serais pas aussi bien aujourd’hui. Le fait qu’ils aient été avec moi, ou pas loin de moi, a tout changé.

      Pour le reste je te rejoins complètement… notamment sur la phrase sur le paddock 😀 Nos chevaux sont conditionnés. Même les miens, mes rustiques, sont en liberté… surveillée. Il y a des choix qu’ils ne peuvent pas faire ; des besoins que je ne pourrais jamais satisfaire. La vraie liberté pour nos bêtes, quelles qu’elles soient, n’existe pas vraiment.
      Je me faisais la réflexion d’ailleurs, en regardant un reportage sur la Russie : avant, les hommes s’enfermaient, délimitaient un espace à eux, dans lequel ils évoluaient ; autour c’était la nature. Aujourd’hui c’est la nature, et la faune, que l’on enferme dans de petits parcs alors que tout le reste du monde nous appartient. Quelle bêtise.

      Pour Volane, je n’ai aucun doute que si tu l’avais auprès de toi, tu détecterais le moindre souci. On les connait par cœur. Et quand on fait partie de la même maison, ils s’expriment davantage, sans barrière.

      Moi je suis une solitaire, c’est plus facile. Je suis protectrice et exclusive envers mes chevaux. J’aime faire découvrir mon coin aux cavaliers de passage, ça, j’aime beaucoup ! Mais tous les jours, non. Je veux avoir la paix, de temps à autre. Je ne veux pas du monde cavalier qui sait toujours mieux que toi-même. Parfois, dans certaines écuries ou clubs, c’est le cas… en fait c’est souvent le cas.
      Je suis contente d’avoir trouvé une pension où mes chevaux sont traités comme des coqs en pâte, et où j’ai à la fois des contacts avec de sympathiques personnes, et à la fois “la paix” si un jour je suis plus grognon, ou si j’ai besoin de calme.

      Chacun trouve son équilibre… tant que c’est dans le respect du cheval, et qu’on s’efforce de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Comme tu dis : de l’espace, des copains ! Une nourriture de qualité, un peu d’attention… et voilà. Ça, c’est la base. Après, on peut discuter du reste… 🙂

      Merci pour ton témoignage ! Et caresse à Volane !

  2. Moi je n’imaginerais même pas , de ne pas les avoir à la maison. J’ai besoin d’eux, de leur présence, de leur vie …..
    Et effectivement c’est du boulot toute l’année. J’ai la chance de posséder pas mal de terrain et des poilus rustiques qui s’arrondissent à une vitesse v v-v’ . Il faut donc gérer toute l’année l’alimentation au mieux. L’été , enfin quand je dis été je parle de toute la saison ou ils sont sans foin, ils sont la nuit à l’herbe. Actuellement dans un bois de 3 ha et la journée ils sont dans un paddock ras d’1/2 ha.
    L’hiver ils sont au foin , mais rationné, foin que je passe à la vapeur pour Luna et dispose d’un parcours en sous ous bois de plus d’un 1/2 ha voir 1 ha et la nuit je les lâche dans des parcelles de mon voisin, parcelles de plusieurs ha.
    Je pense qu’ils ont une belle vie, je trouve juste dommage de devoir les rationner pour leur bien.
    Et comme dit, les vacances il faut oublier ! Mais quand je suis avec eux, je suis en vacances ….

  3. Très beau témoignage et j’adore la vidéo de leur vie au pré, quelle nature c’est magnifique avec le ruisseau !
    Mes expériences de chevaux à la maison je les ai eu en woofing en Nouvelle-Zélande… Et l’une c’était un boulot dingue… La seconde pas du tout ! Mais cela dépend surtout des contraintes environnementales.
    La première il y avait 3 chevaux et un poney, dans des enclos autour de la maison : un grand espace de sous bois appelé les woodlands et un paddock dont l’herbe grasse du milieu est réservée aux moutons, et les chevaux n’ont que la périphérie car ils mangent le moins d’herbe possible mais sont nourris matin et soir d’un mélange complet au seau + du foin. Un sacré boulot quotidien, effectivement pas de grasse matinée !
    La deuxième il y a 4 chevaux permanents, plus en ce moment 2 poneys de copine et un cheval en pension donc ça fait du monde ! Le tout dans un espace très grand clôturé tout autour de la maison, et une rivière qui passe le long, quelques coins à l’abri des arbres… Et ces chevaux sont nourris à l’herbe et parfois on leur donne du foin (surtout si il fait froid ou si l’herbe se raréfie). Lorsque les filles montent leur chevaux le week-end ils ont droit à un seau de nourriture riche et complémentée. Et finalement ce qui amène le plus de gestion c’est la pose et le retrait des couvertures (surtout quand il y a 7 chevaux !).
    Enfin voilà deux autres exemples, en tous cas c’est vraiment génial d’avoir ses chevaux à la maison, ici parfois on ouvre toutes les barrières et ils viennent faire les idiots dans le jardin c’est rigolo, on joue avec eux, on peut aller faire une séance de gratouilles juste comme ça… C’est le top !
    Ça doit être dur de ne plus les voir tous les jours pour toi en hiver, on s’habitue tant à leur présence 🙂

  4. Tu as réalisé mon rêve: avoir un jour ma ponette chez moi… et du coup 2,3 copains hein ben oui elle va pas vivre seule. Comment ça je n’ai pas besoin d’un troupeau?
    Ta solution de les mettre en pension l’hiver n’est vraiment pas bête pour le coup. Bon ceci dit même en pension, l’hiver au pré c’est pas la joie (surtout cet hiver 2018… qui n’en finit pas)…

    • musards

      Ahah, on a toujours besoin d’un troupeau… mais c’est difficile de partager son temps, cela dit. En ce moment Thibaut a moins de temps pour Sinji, et du coup c’est compliqué de “bosser” les deux, pour qu’ils sortent, s’aèrent, n’oublient pas leurs bonnes manières et perdent quelques kg en trop… tout ça se réfléchit !

      Et oui cet hiver est compliqué partout… les prés sont des rizières 🙁

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