2016 : une année de cheval, et d’équitation

Nous sommes déjà le 31 décembre (enfin, à l’heure où je publie, on est déjà le 1er janvier !), et il est l’heure de faire un petit bilan sur l’année 2016 côté cheval… et équitation ! Parce que cette année a été riche, très riche d’enseignements de toute sorte, et qu’elle m’a fait énormément de bien sur tous les plans, j’avais envie de partager cette petite note avec vous histoire de clôturer 2016 en beauté, et repartir du bon pied en 2017.

Hiver 2016 : plus de temps… plus d’équitation !

Pour des raisons diverses et personnelles, en février 2016 j’ai réduit mon temps de travail. Si j’ai immédiatement commencé une autre activité (parce que je ne sais pas vraiment m’arrêter non plus…), cela m’a permis de dégager 4 après-midi par semaine, et donc… de passer plus de temps auprès de mes chevaux.

Avec des crises d’angoisse régulières et un genou flingué, je n’étais pas dans un bel état, mais monter à cheval me faisait penser à autre chose. A ce moment-là, ce sont mes chevaux qui m’ont tiré d’affaire, qui m’ont aider à me poser, à penser différemment. Et à réfléchir à de nouveaux objectifs : voir du paysage, bouffer des bornes, faire de mes poneys des supers chevaux d’extérieur. D’où le challenge 1000 km en 2016 ! Remporté haut la main, puisqu’au 31 nous en sommes à 1355 km parcourus, et ce n’est pas terminé, il nous reste une balade à mener même si elle ne comptera pas pour le défi.

L’hiver aura aussi été la saison de la remise en question avec notre irish cob Sinji, que j’ai commencé à monter davantage, et qui a décidé de me dire zut. Trop brusque, trop demandeuse, j’agissais avec lui comme avec Simbad, et ce n’est pas ce qu’il lui fallait. A force de prendre sur lui, il m’a envoyé bouler, et proprement : 2 semaines sans réussir à le choper au pré, et quelques belles incompréhensions monté. Il a fallu que je revois mes méthodes et ma manière.

Une nouvelle porte sur la compréhension du cheval, et surtout sur la variété des individus, de leurs caractères, de leur passé.

Le bonheur : passer d’un cheval qui ne veut plus me voir à un cheval qui me suit partout en liberté, en à peine une semaine. Il n’attendait que ça, que je fasse attention à ce qu’il me racontait… ce qu’on peut être bête, nous autres humains !

L’hiver 2016, c’est aussi là où il a fallu apprendre à gérer les pieds nus, avec de belles victoires : nettement moins de boiteries chez Sinji, et la fin des fourmilières chez Simbad. Bien sûr, ils vont moins vite sur certains terrains que les chevaux ferrés, mais c’est un choix que je ne regrette absolument pas.

On a continué à un rythme plus détendu, jusqu’à ce que le printemps s’annonce doucement.

 

Printemps 2016 : les chevaux à la maison

Après un an de pension, où nos gros ont été comme des coqs en pâte, il était temps de les ramener à la maison ! Pas beaucoup de chemin à faire, mais pour nous ça changeait beaucoup de choses. Les terrains allaient-ils survivre ? Est-ce qu’on aurait assez d’herbe pour les nourrir toute l’année ? Et les terrains compliqués et en pente n’allaient-ils pas réveiller la boiterie de Sinji ?

Au final les ramener à la maison m’a permis de repenser totalement ma manière de faire au niveau des pâturages également. Après les voir vu exploser avec l’herbe de mai, je me suis documentée et je suis partie sur une nouvelle manière de penser la gestion du cheval à la maison avec la création d’un Paddock Paradise.

Notre terrain est totalement adapté à ce dispositif, puisqu’il permet de faire une belle piste de près de 600 mètres de long en terrain très varié : pâture, bois, forêt, rivière, terrain pentu ou plat, ombragé ou soleil, sol mou ou caillouteux, avec beaucoup de dénivelés. Si le concept vous intrigue, je vous invite à vous renseigner, c’est quelque chose dont je suis totalement fan : les chevaux bougent énormément, apprennent à bien repérer leur environnement, se débrouillent pour aller chercher la nourriture, l’eau, le sel, l’ombre, ce dont ils ont besoin ; et le fait de marcher est top pour leur santé, les pieds surtout, le transit, bref. Ils n’ont jamais été aussi beaux et en forme !

Bien sûr le paddock paradise n’a pas été fait en un jour, et nous revoyons encore certaines parties tandis que d’autres restent à aménager, mais le printemps a permis de mettre ça en place petit à petit. Et j’ai plein d’idées pour la suite !

Avoir ses chevaux à la maison c’est aussi pouvoir partir un peu plus facilement à l’heure que l’on souhaite, matériel prévu ou non. Ce qui m’a permis de recommencer à faire de très belles balades, au moment où les chevaux étaient plus disponibles. On a commencé à faire des boucles plus longues, découvert d’autres chemins, ressorti les cartes IGN…

Eté 2016 : entre soucis de santé et randonnée en Catalogne

L’été a été bien compliqué pour Simbad, côté santé. Fin juin, je le trouvais déjà mou, mais je mettais ça sur le compte de la chaleur ; on va prendre le frais et regarder les feux d’artifice, avec des chevaux au top, confiants et gentils. Le lendemain l’ostéo passe, mais cela n’aide pas, ça empire. Finalement ce sera une suspicion de coup de sang, avec beaucoup de mal à récupérer.

Au repos pendant quelques semaines, on re-tente le travail avec un stage G3, que Simbad a beaucoup de mal à suivre. Le déséquilibre et le manque d’envie finissent par se traduire, le 2ème jour, par une franche boiterie. C’est le déclic pour faire passer une vétérinaire spécialiste locomoteur, qui viendra voir Simbad mi-août. Verdict sans appel : arthrose. Après radios, examens & mésothérapide, on entame une période de convalescence pour Simbad qui peine à reprendre du poids et des forces. Il prend même froid, ce qui va m’apprendre à faire des injections… Heureusement qu’il est gentil et patient !

Septembre arrive et avec elle, la magnifique randonnée à cheval en Catalogne ; une expérience qui va vraiment nous marquer, et en terme de voyage, et en terme d’équitation et de cheval.

Ces 5 jours passés entre les Pyrénées et la Méditerranée me font gamberger, sur mes objectifs, mes envies, les possibilités de nos chevaux – leurs qualités aussi, bien sûr. J’ai envie d’autre chose, et j’ai beau essayer de me le cacher, cette situation ne me satisfait pas. C’est fichu : j’ai commencé à aimer autant l’équitation que le cheval. Tout en sachant très bien que ce sont mes chevaux cabossés qui m’ont amené à ça…

Automne 2016 : la re-découverte de l’équitation

L’automne débute avec une nouveauté : Simbad a désormais une seconde cavalière, qui le sort deux fois par semaine avec moi. Mes balades en solitaire s’amenuisent, mais la possibilité de partager tout ça me fait plaisir. Et puis je peux ressortir Sinji, qui s’ennuie un peu dans son pré, a énormément d’énergie à revendre et envie de voir du paysage. On va commencer à bouffer des km et errer entre champs, côte et forêt tant qu’il y a encore de belles journées et de magnifiques couleurs.

Simbad retrouve peu à peu de l’énergie, même s’il est encore un peu raide ; il est compliqué à muscler, mais ça s’améliore petit à petit. Pour son confort, je trouve un complément pour essayer de ralentir la progression de l’arthrose, qui semble parfaitement fonctionner chez lui, et dès qu’il pleut, il a sa couverture imperméable. Grâce à ça, je retrouve petit à petit mon petit monstre – tandis que Sinji m’offre de superbes moments, et de belles galopades !

En octobre, c’est également ma première participation à une course d’endurance, avec une jolie petite jument au caractère de cochon dont c’est aussi la première course. Une petite 20 km sous un temps absolument infâme : trempés jusqu’aux os, du début à la fin, le temps me parait un peu long… après la course, le temps de passer le contrôle véto. Mais cette jeune jument un poil grasse (doux euphémisme), regardante, cabocharde et impossible à faire galoper en carrière va se révéler sur ce petit parcours. Allante, sans faiblir, elle va même passer devant et mener la danse sur les derniers km, au rythme tranquille de son bon trot. Avec un cardio magnifique : 40 au départ & 40 à l’arrivée. Merci Ulaxie ! Personne n’y croyait, avouez…

Les cours d’équitation reprennent et avec eux, mon envie de progression, de challenge, de plus de discipline aussi. Quelque chose qu’il est difficile de demander à Simbad, qui n’a ni la condition physique désormais, ni le mental, parce qu’il ne l’a jamais eu. C’est un excellent poney d’extérieur qui adore faire son boulot de poney et le fait super bien, mais je ne veux pas lui en demander trop. Alors je m’amuse avec d’autres chevaux, en essayant de progresser de mon côté, et j’ai beaucoup de plaisir à le retrouver pour nos petits moments à deux.

Et la fin d’année approche… à cheval toujours

En cette fin d’année, on a pu faire quelques balades avec de nouveaux copains fort sympathiques, et garder le moral à l’approche des fêtes !

Ces derniers jours de décembre, j’ai même pu profiter d’un super stage TREC organisé par le club, mené tambours battants avec Sinji qui a découvert plein de choses : des ateliers avec des fanions qui claquent, des chevaux qui marchent, trottent et galopent partout, des slaloms, des parcours, et… le saut ! Un vrai plaisir de partager ces trois après-midi avec ce doux “géant”, si sensible et généreux. Sans parler de sa découverte des obstacles, comme un poulain – beaucoup trop mignon. Et de sa grosse grosse envie de galoper dans les champs et de sauter des troncs d’arbre, parce que l’extérieur, c’est quand même vachement plus rigolo !

On termine le stage TREC par une dernière après-midi où cette fois j’emmène Simbad. Le petit loup va avoir énormément de mal à tenir le rythme des trotteurs, mais il ne lâchera pas, tout en restant très calme et à l’écoute. Sans se précipiter, il rattrape ; tourne ses oreilles pour me demander s’il peut y aller plus vite ? Selon les terrains, il choisit son allure. Ne s’excite pas quand il ne voit plus les autres. C’est une belle preuve de confiance qu’il m’offre à nouveau.

Le voir tant peiner sur un parcours où l’allure n’était pourtant pas si rapide, me fait voir les choses différemment. Il n’y a pas que la baisse de forme, il n’y a pas que les pieds nus, il n’y a pas que l’arthrose. C’est un petit poney, il fait avec ses moyens, et donne déjà beaucoup.

Qu’est-ce qu’on se souhaite pour 2017 ?

En 2016, mes objectifs étaient de sortir davantage, de faire plus de km, de découvrir de nouveaux chemins et de faire de mes chevaux de parfaites montures d’extérieur. Je crois que j’ai atteint mes objectifs, et il me semble même les avoir dépassés pour certains. Confronter mes chevaux aux autres m’a fait réaliser à quel point ils étaient généreux, francs, confiants et gentils. C’est leur nature, mais c’est aussi peut-être la relation que nous avons avec eux qui les rend si posés et à l’écoute. Les nombreuses remises en question de cette année y sont pour beaucoup !

Les objectifs pour Simbad

Pour Simbad, je verrais jour après jour, selon sa forme et le développement de son arthrose. Je ne veux pas l’ennuyer avec trop de choses, j’espère juste que sa cavalière à mi-temps pourra en profiter pour découvrir l’extérieur… toute seule ! Le maintenir en bonne forme sera déjà l’objectif, et continuer à le sortir pour ses muscles et surtout son moral.

Les objectifs pour Sinji

Là aussi, nous ferons en fonction de l’état de notre cabossé – qui n’a plus boité depuis des mois, il est vrai ! Même pas après le saut ou le stage TREC, ce que je redoutais un peu, mais non. Pas d’objectifs particulier avec lui sinon le maintenir dans un bel état lui aussi, et travailler un peu plus son endurance & son souffle, ainsi que son équilibre.

Les objectifs de la cavalière

Cette année, j’ai parcouru la bagatelle de plus de 1300 km. L’année prochaine, j’aimerais en refaire autant… si ce n’est plus. Je ne suis pas certaine d’atteindre les 2000, mais je garde le chiffre en tête !

En 2017, j’hésite encore un peu sur mes objectifs, mais disons que j’aimerais autant sortir à cheval que progresser en terme d’équitation ; toucher un peu plus au dressage – sauter mieux, pourquoi pas ? Passer un galop, ou deux ? Me challenger davantage. Refaire une endurance ?

En attendant, avec Sinji, on apprend à danser !

Tout ça, je ne suis pas certaine que je puisse le faire avec mes chevaux, mais j’ai la chance d’avoir une prof & un club avec un cavalerie super à disposition, donc je ne vais pas m’en priver !

L’idée d’un-e troisième me trotte toujours dans la tête, depuis notre randonnée en Catalogne. Pas tout de suite, car je n’en ai pas les moyens et je sais aussi que les miens vont vieillir, et demanderont plus de soin – de plus, ce n’est financièrement pas envisageable avant plusieurs mois au moins. Mais qui sait ? C’est une idée, et c’est surtout un très bon moyen pour moi d’essayer de faire le tri entre toutes mes envies, et la progression dont je suis capable en terme d’équitation.

Voilà pour moi… merci d’avoir passé une bonne partie de l’année à nos côtés, à nous lire et à partager notre quotidien ici et sur la page Facebook.

Et n’hésitez pas à nous partager vos objectifs 2017, on attend le récit de vos envies !

On vous souhaite une très, très belle année 2017 remplie de chevaux et d’équitation !

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